
Les ménages français détiennent plus de 4 000 tonnes d’or, d’après une étude des représentants de la filière. Au cours actuel, ce stock représente près de 500 milliards d’euros. C’est deux fois les réserves officielles de la Banque de France.
La Banque de France conserve 2 437 tonnes dans la Souterraine, sous Paris. Un chiffre qui donne la mesure du trésor privé. Les Français ont accumulé ce bas de laine au fil des générations, souvent sans même en avoir conscience.
En 1914, les particuliers possédaient 1 600 tonnes d’or. Un siècle, deux guerres mondiales, des dévaluations monétaires et plusieurs crises financières plus tard, le volume a plus que doublé. L’or est devenu la valeur refuge transmise de génération en génération.
Pendant la Première Guerre mondiale, l’État a fait appel aux citoyens pour financer l’effort de guerre. Résultat : plus de 600 tonnes d’or sont sorties des tiroirs. Mais en 1929 et en 1936, les campagnes de récupération ont échoué. Les Français n’ont pas répondu. La confiance était entamée.
Le cours de l’or augmente sur le long terme, ce qui conforte les détenteurs dans leur choix. Posséder ces pièces, ces bijoux, n’obéit pas à un calcul spéculatif. C’est une assurance matérielle, un héritage que l’on garde sous le coude.

Le métal jaune face aux crises récentes
La crise de 2008 a réveillé les vieux réflexes. Depuis, tensions géopolitiques et fragilité des monnaies poussent particuliers, mutuelles et entreprises à acheter du métal. Détenir de l’or physique, c’est ne pas dépendre d’un système bancaire dématérialisé. Une pièce dans la main rassure davantage qu’une ligne sur un écran.
Bijoux de famille et lingots : la carte du trésor privé
Sur les 4 026 tonnes, 1 634 tonnes dorment sous forme de bijoux familiaux. Alliances, gourmettes de baptême, colliers d’un autre temps. Cet or affectif ne circule quasiment pas : 69 % du stock total est inactif. Le céder, c’est rompre un attachement. La grande majorité des familles refuse de s’en séparer.
Les 2 392 tonnes restantes relèvent de l’investissement pur. Lingots, barres et pièces certifiées sont concentrés dans 12 % des foyers. Une stratégie de diversification. Certains épargnants vont jusqu’à explorer le stockage hors frontières, comme le montre l’intérêt pour l’or et l’argent conservés en Suisse.

Pour ceux qui veulent acheter de l’or physique dans un cadre légal et transparent, des plateformes comme https://or.fr/produits/acheter-or permettent de le faire avec traçabilité et conformité. Pas besoin de se déplacer : l’or est livré ou stocké en compte sécurisé.
Garder son or chez soi ou le confier
Conserver son or à domicile expose au vol et aux dégâts. Raison pour laquelle les solutions de stockage externalisé gagnent du terrain : des coffres professionnels, hors banque classique, accessibles via des plateformes spécialisées. Pourtant, beaucoup tiennent à garder une partie de leur trésor à portée de main. Un réflexe qui ne s’explique pas par la raison, mais par l’instinct.
Revendre son or : fiscalité et précautions
Le marché flambe : le kilogramme d’or a franchi les 120 000 euros à l’automne 2025. L’once a touché 5 102 dollars début 2026, un record absolu. Les modestes héritages d’hier valent aujourd’hui des sommes à six chiffres.
Passer à l’acte suppose de connaître la fiscalité applicable :
- Exonération de TVA : L’or d’investissement (pièces postérieures à 1800, lingots d’une pureté minimale de 995 millièmes) est exonéré de TVA. Les bijoux restent soumis à 20 %.
- Taxe forfaitaire sur les métaux précieux : 11,5 % prélevés sur le montant brut de la transaction. Aucun justificatif d’achat n’est exigé.
- Régime des plus-values réelles : 37,6 % sur la plus-value, avec un abattement annuel de 5 % à partir de la troisième année de détention. Exonération totale après 22 ans.
- Justificatif nominatif obligatoire : Pour bénéficier du régime des plus-values, il faut présenter une facture d’achat ou un acte de succession. Sans document, la taxe forfaitaire s’applique d’office.
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