Le métal argent ou « l’or du pauvre » de moins en moins cher !

Sur le marché des métaux, la désaffection pour le métal argent se confirme année après année. Au cours de la dernière décennie, les investisseurs tournent le dos au métal gris au profit des actifs plus bénéfiques. Le graphique qui illustre les données hebdomadaires retrace cela. La dernière fois que le cours de l’argent a connu son plus haut, c’était en mai 2016. A cette époque, l’once s’échangeait à 20 dollars. Depuis, il poursuit une descente graduelle. Cela se concrétise par des bougies de très faible ampleur. Détails.

Recul des actions minières

Depuis quelques mois, les actions minières spécialisées dans le métal précieux enregistrent de médiocres performances. Pour le producteur Fresnillo en particulier, son titre à Londres a chuté de 23 % en l’espace d’un an. Une sous-performance qui semble moins alarmante par rapport à celle du Pan American Silver (- 48 %) et du Canadian First Majectif (- 30 %).

En principe, ce genre de phénomène est influencé  par des valeurs refuges comme le métal jaune ou l’argent proprement dit. Les risques inflationnistes sont aussi parfois les déclencheurs d’un tel ralentissement. Or, ce n’est pas le cas du métal argent. Même la baisse du dollar qui est survenue lors des mois précédents n’y est pour rien. Or, la faiblesse du billet vert a tendance à revaloriser les métaux précieux.

La longue phase de banalisation pour cause

On cite comme principale cause, la phase prolongée de banalisation des taux d’intérêt négatifs. Dans l’inversion progressive de la tendance, le compartiment du métal argent en souffre. De fait, il ne parvient pas à se ressaisir et n’apporte aucun rendement. Il faut souligner que le métal argenté ne figure pas parmi les actifs à risque, mais ne génère toutefois aucun d’intérêt ou alors très peu.

Malgré cette impasse que traverse le métal gris, il garde sa préciosité ainsi que les diverses propriétés qu’il partage avec l’or. C’est avant tout une réserve de valeur. Pour se prémunir contre l’inflation, l’argent est une couverture. Dans le cadre d’une crise financière, c’est une excellente protection contre la baisse des actifs risqués.

Si l’offre n’est pas stable, c’est que son sort dépend des productions minières principales ou secondaires. D’une autre part, la variation des demandes découle de nombreux facteurs, notamment de l’industrie électronique, la médecine et l’énergie solaire. L’essor grandissant de ces trois secteurs d’activité devrait changer la donne en boostant la demande du métal gris.

Qu’en est-il du ratio or/argent ?

En ce qui concerne sa corrélation avec l’or, le ratio or/argent détermine largement celui qui possède un avantage tendanciel sur l’autre. Ce ratio évolue en fonction des événements influençant majoritairement, et ce, depuis une soixantaine d’années.

Au début des années 90, il a connu un pic historique où 93 onces d’argent étaient l’équivalent d’une once d’or. Actuellement, le rapport est toujours élevé, soit 80. Pourtant, vers les années 80, la valeur d’une once d’or était équivaut à 16 onces d’argent. Ensuite, le métal jaune a flambé.

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