Boues rouges, de nouveaux engagements d’ici 2021 pour Alteo

Le rejet des boues rouges au large des Calanques par Alteo de Gardanne sont à nouveau au cœur des polémiques : les écologistes continuent en effet de protester, notamment lorsque fin 2015, l’industriel a reçu l’autorisation de poursuivre ses activités pour 6 ans. L’entreprise est cependant décidée à prouver sa bonne volonté puisqu’elle promet que son usine de production d’aluminium ne fera que des « rejets purs » d’ici l’année 2021.

Des activités nuisibles pour l’environnement et la mer

Fin 2015, le préfet de la région Paca autorisait Alteo de Gardanne à continuer ses activités au large des Calanques, dans le département Bouches-du-Rhône. En contrepartie, l’entreprise de production d’aluminium a 6 ans pour s’engager dans une voie plus écologique et environnementale.

Les poissons sont les principaux victimes de la pollution par boue rouge dans les calaques.

Rappelons en effet que depuis des années, son usine de production d’aluminium rejetait ses résidus dans la mer, plus précisément au cœur du Parc national des Calanques. A noter que les résidus dont il est question, ce sont ces fameuses boues rouges qui sont farouchement dénoncées comme polluantes par les défenseurs de l’environnement, la Ministre de l’écologie en tête.

Des rejets moins polluants depuis 2015

Depuis, Alteo n’a cessé de faire des progrès puisque les « boues rouges » qu’elle rejette au large des Calanques ne contiennent plus de boues et sont encore moins de couleur rouge. Pour ce faire, l’entreprise a investit plus de 30 millions d’euros dans deux filtres-presse. Cela permet de retenir la bauxite issue du processus, cette dernière est ensuite déshydratée puis stocker à proximité de l’usine.

Une filtration intense qui pourrait résoudre le problème de pollution dont est accusée l’usine de production d’aluminium ? A vrai dire pas vraiment, car d’après les associations de défenses de l’environnement le liquide sans boue qui est rejetée dans la mer présente quand même des risques de pollution.

Le rejet de boues rouge déverser par Alteo intoxique beaucoup d’être vivant notamment le grondin, le merlu, le pageot rose, la rascasse, le rouget, la roussette …

Les efforts continuent pour des rejets encore plus purs

Les efforts continuent donc pour Alteo : maintenant que ses résidus ne contiennent plus de boues toxiques, son nouvel objectif est désormais de veiller à ce que les effluents liquide qu’elle déverse au large des Calanques présente le moins de toxicité possible. L’entreprise met notamment tout en œuvre pour abaisser le taux de mercure et de zinc, mais aussi d’aluminium et arsenic dans ses résidus.

Après avoir étudié plusieurs alternatives (recyclage, évaporation, infiltration…), l’usine a finalement opté pour un système de décantation et de « filtration intense sous pression ». Les eaux sont ensuite analysées par deux laboratoires indépendants avant d’être rejetées à la mer.

De nouveaux engagements écologiques pour 2021

Avec toutes ces mesures et investissements, l’entreprise Alteo est visiblement décidée à présenter des effluents sans aucune trace de pollution comme il a été convenu. D’ailleurs, son principal objectif est de garantir des « rejets purs » d’ici l’année 2021. De nouveaux engagements écologiques pour l’usine de production d’aluminium, et une possible réconciliation avec les défenseurs de l’écologie et de l’environnement ?

Les dégâts sur l’environnement ne concerne pas uniquement les calanques, car les boues rouges atteignent la mer.

Bien décidée à prouver sa bonne volonté, Alteo ouvre même ses portes aux journalistes qui souhaitent en savoir plus sur les efforts qu’elle déploie pour parvenir à des résultats.

La France devra s’expliquer

Cependant, le gouvernement devra s’expliquer devant la Commission Européenne sur cette autorisation donnée à l’usine Alteo de Gardanne. Rappelons-le après maintes recours en justice à Marseille par des associations écologistes,  l’usine a reçu l’autorisation par arrêté préfectoral de poursuivre le rejet de déchets dans le parc national des calanques en 2015 et un délai de 6 ans pour mettre ses rejets liquides aux normes.

« De quelle nature sont ces déchets solides issus de l’extraction d’alumine sur le site de Gardanne ? L’analyse de leur toxicité a-t-elle été uniquement effectuée par l’exploitant ? Des analyses ont-elles été effectuées/commanditées par les services de l’état ? Par des tiers ? Quels en sont les résultats, notamment en termes de présence de métaux lourd ? », demande notamment la Commission qui donne 10 semaines au gouvernement français pour lui donner des réponses..

« Quelles sont les mesures de prévention de la détérioration de la qualité de l’eau qui ont été prévues par le plan de gestion ? », interroge-t-elle dans ce courrier daté du 24 janvier 2017.

Mais une question se pose pour les investisseurs : toutes ces contraintes  et changements ne présentent-ils aucun risque pour la production d’aluminium ? Affaire à suivre.

 

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